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CONNAITRE SES ORIGINES BIOLOGIQUES


A la recherche de ses parents biologiques

Migros Magazine 19 avril 2018


«Aujourd’hui, je me sens apaisée»

L’envie de connaître mes origines n’est venue que tardivement, à l’âge de 47 ans. Ou peut-être existait-elle déjà, enfouie au fond de moi, mais j’avais peur de blesser mes parents adoptifs, envers qui je me sentais redevable. Comme je le leur ai expliqué, j’ai entrepris cette démarche pour moi, et non contre eux. De mon point de vue, nos parents restent ceux qui nous ont élevés, mais connaître ses origines est légitime.

Or, je ne savais pas grand-chose, si ce n’est que je venais du Liban. Je connaissais également le nom de l’orphelinat dans lequel j’avais passé mes six premiers mois. Mais le nom et le prénom qui m’avaient été donnés étaient fictifs. Ce n’est qu’en me rendant sur place, en 2014, et en ayant eu la possibilité de consulter les registres, que j’ai appris les nom et prénom de ma mère.

Je suis ensuite passée par plusieurs canaux: les ambassades, l’association qui avait organisé mon adoption, divers organismes administratifs, le CICR, etc., démarches longues et épuisantes, sans résultats. C’est finalement grâce aux tests ADN que la situation s’est dénouée: ils m’ont permis de découvrir des membres plus ou moins éloignés de ma parenté biologique. Après des heures et des heures de recherches sur internet dont Facebook et de nombreux mails, j’ai retrouvé la trace d’un cousin qui a tout de suite réagi. C’est lui qui m’a raconté qu’une de ses tantes avait dû abandonner un enfant à la naissance. Il s’agissait bien de ma mère. J’ai appris qu’elle n’avait que 17 ans lorsqu’elle s’est retrouvée enceinte sans être mariée et que ses parents l’avaient contrainte à m’abandonner. Elle avait même cherché à me retrouver dans tout Beyrouth.  

J’ai eu beaucoup de chance: toute la famille était au courant de mon existence. J’ai été alors mise en contact avec ma demi-­sœur, avec qui j’ai correspondu pendant plus d’un mois avant d’organiser un Skype avec ma mère. Je ne réalisais pas encore très bien ce qui m’arrivait. D’ailleurs, j’ai encore un peu de mal à y croire aujourd’hui. Pourtant, en février, je me suis rendue en Australie, où ma mère avait émigré avec sa famille en 1969. Même si ce n’était pas les grandes retrouvailles éplorées auxquelles tout le monde s’attend, nous avons l’une et l’autre été heureuses de nous rencontrer et de pouvoir partager nos parcours de vie.

Bien sûr, toute notre relation reste à construire, ce n’est pas un conte de fées. La situation est encore neuve, il y a beaucoup à digérer. Mais aujourd’hui, je me sens apaisée. Et je continue d’exploiter les résultats de mes tests ADN pour retrouver mon père. J’encourage vivement les adoptés qui recherchent leurs origines à faire tester leur ADN: c’est une piste scientifique qui va droit au but.»

Ecrit par laurencia le Jeudi 18 Octobre 2018, 13:08 dans "ACTU 2017/2018" Lu 231 fois. Version imprimable

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