Origines Liban

Contenu - Menu - S'identifier - Brouillons - Contact

PHOTOS

 

 

 

 

 

  

 

 

 

>


Derniers commentaires

→ plus de commentaires


Beyrouth - Saint-Jean-de-Monts en une respiration d’accordéon

 
       
Jeudi 23 juillet 2009

 

Beyrouth - Saint-Jean-de-Monts

en une respiration d’accordéon

 

Le « Chemin de la belle étoile » ? C’est au fond du Grenier à sel, tout droit en partant de chez vous, direction le théâtre des Pays de Loire, et à mi-chemin de la Vendée et du Liban. Sébastien Bertrand vous y attend à vingt et une heure trente, avec ses deux accordéons diatoniques et les mots beaux de Yannick Jaulin.

 

Sébastien, petit, râblé, teint mat et cheveux frisés, une bouille ronde, un menton à fossette. Son nom c’est « Vincent, nom emprunté, fils de Robert Bouchara, nom emprunté ». Enfin, c’est lui qui le dit, entre deux souffles d’accordéon, « son organe qui respire ». Et, sur la fiche d’adoption, c’est écrit, aussi. Il est né en 1973 au Liban, année qu’il croyait de guerre. Idée démentie par une sœur de l’orphelinat Saint-Vincent-de-Paul au Liban : « Elle m’a dit, elle, la sœur que non, que je suis sans doute un enfant de l’amour, que derrière la fille-mère, il y avait un homme, mon père ».

 

Sébastien est donc enfant de l’amour, un amour qui se sent et s’entend. Quand il tâtonne l’instrument, avec ou sans Sloï – un collectif regroupé autour des « musiques du monde d’ici » –, c’est pour jouer, tendance « trad », les mélodies maraîchines de sa Vendée bien-aimée. Branle, courante, grand’danse, il fait dans l’ancien. De fait, jusqu’à peu, avant son retour au pays natal, à trente-cinq ans, il avait encore « le dedans mal éclairé ».

 Mais, depuis, collecter son passé est devenu son impérieuse nécessité, pour mieux vivre aujourd’hui. Il est parti sur le Chemin de la belle étoile, la route qui mène chez lui, pour de bon, en Vendée, mais aussi lointainement, dans l’idée. Métaphore, donc, que cette belle étoile, qui éclaire son autoportrait à l’accordéon, tableau musical et pointilliste. Son histoire, fragmentaire, il la sonde à coups d’échos – enregistrements, ambiances sonores, bruits de rue, témoignages et improvisations inspirées – aidé du beau parleur Yannick Jaulin, un conteur aux mots comptés, homme du verbe court, joli et bien mis. Pas franchement avare, non, mais avec une certaine idée de la parcimonie. Bref, lui conte tout simplement et met les bons mots sur les beaux sons.

 

Et, à eux deux, ils montent un spectacle sans rien en lui qui pèse ou qui pose, avec une scénographie toute simple, faite de deux halos de lumière, entre lesquels figure un flou, celui de la transition. Le même flou qui mâtine la musette d’une flexion orientale. Ce flou originel, en forme de réminiscence, qui fait dire à Sébastien Bertand : « Je ne te vois pas maman, t’as du noir sur la face. Mais j’ai connu ton ventre et je ne peux rien oublier ». Car c’est bien là l’objet du spectacle : donner une idée du trait d’union qui lie Beyrouth à Saint-Jean-de-Monts en une respiration d’accordéon. 

 

Cédric Enjalbert

Les Trois Coups

www.lestroiscoups.com


Chemin de la belle étoile

Texte : Yannick Jaulin

Avec : Sébastien Bertrand

Mise en espace et suivi artistique : Valérie Puech

Collaboration artistique : André Curmi, Samuel Pasquier

Création lumière : Erwan Brisard

Création et réalisation sonore : Étienne Touret

Grenier à sel • 2, rue du Rempart-Saint-Lazare • 84000 Avignon

Réservations : 04 90 27 09 11

Du 8 au 19 juillet 2009 à 21 h 35

Durée : 1 h 20

13 € | 9 €

dans "ACTUALITES,LIENS" Lu 3627 fois. Version imprimable

Article précédent - Article suivant